Trouver ses premiers clients est source d’inquiétude quand on se met à son compte. Cet article a été écrit après ma première année en freelance. Je trouvais ça intéressant de te partager mon expérience. Et c’est comme ça que tu dois lire cet article : un partage, un témoignage. Et pas forcément quelque chose à reproduire. Cela varie en fonction de tes besoins, objectifs et de ton activité.

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On se lance ensemble dans le récit de cette première année où j’ai trouvé mes premiers clients en tant que freelance. À cette période, je suis rédactrice web.

Février 2018 : le mois du lancement de mon activité

Si tu souhaites connaître le bilan de ma première année, j’ai rédigé un article de blog sur le sujet. Je te donne des chiffres qui ne sont pas là pour te comparer simplement pour te donner une vision réaliste des choses. On voit bien trop souvent des 10K partout. Et cette première année se passe en 2018. Les choses du côté de la communication digitale étaient un peu différentes.

Pour mes premiers mois, j’avais un objectif : trouver mes premiers clients en 3 mois. Je touchais le chômage et je n’avais pas envie de me mettre une pression monstre au départ. Je n’avais pas forcément anticipé toutes les choses annexes à connaître pour développer son entreprise : administratif, communication, etc. Pour toucher mes potentiels clients, j’ai commencé à prospecter de façon très active. J’y consacre aussi tout un article de blog.

Affiner ma recherche avec mon client idéal

Je quitte un métier de juriste en cabinet d’avocats. J’ai parfaitement le profil pour rédiger des articles d’actualité juridique. C’est donc dans cette optique que je démarre : trouver des clients dans le secteur juridique. J’envoie des e-mails ciblés à des cabinets d’avocats, des sites juridiques, des cabinets juridiques, comptables, etc.

Je suis contactée aussi via Linkedin pour démarrer des missions dans le domaine auprès de sites internet spécialisés dans le secteur juridique. Je comprends aussi rapidement que ces professionnels ne sont pas encore prêts à allouer un budget à leur communication digitale. Alors j’ouvre ma zone de recherche.

Je décide de concentrer ma prospection active du côté des agences web qui peuvent avoir besoin des services de rédactrice web. Ici, idem j’apprends en faisant. Je remarque rapidement que certaines agences pratiquent des tarifs très bas et vendent leurs prestations très chères !

Je prospecte aussi du côté des TPE/PME qui peuvent avoir des besoins spécifiques du côté de leur communication digitale. Je fais mes recherches sur le web en observant leur site web.

Construire mes offres & mes tarifs

Cette étape est l’une des plus difficiles je trouve quand on se lance. À cette époque, il y a peu de rédacteurs web sur le marché. Instagram n’est pas du tout une machin à contenus comme aujourd’hui. Difficile de cerner les tarifs à suivre. Je commence en tâtonnant à l’aide d’une grille tarifaire.

Dans le domaine de la rédaction de contenu, fixer ses tarifs dépend de la destination de l’article (blog, page d’accueil, netlinking), de la taille de l’article et de son sujet. D’autres conditions peuvent aussi être apportées : recherche d’une image, SEO, remplissage des balises.

Je démarre en faisant un point sur mes charges (cotisations URSSAF, CFE, outils, etc.). Le but est donc de fixer des tarifs qui permettent de couvrir tes charges et de vivre de ton métier. Il est aussi utile, au départ, de se fixer un taux horaire. Ces détails s’affinent au fur et à mesure. Dans la rédaction de contenu, il y a deux façons de faire.

Calculer son tarif :

  • au temps passé pour la rédaction
  • en fonction du nombre de mots.

Le nombre de mots n’est pas toujours rentable, surtout lorsque les textes demandés sont techniques et nécessitent de la recherche.

La prospection : le moyen utilisé pour trouver mes premiers clients

Une fois la cible déterminée et les tarifs fixés, la prospection peut commencer. Cette étape n’est pas la plus drôle dans la vie de freelance. Répétitive, longue et parfois décourageante, cette partie est aussi essentielle pour trouver ses premiers clients. En tout cas c’est celle qui m’a permis de les trouver. Il existe aujourd’hui de nombreux autres moyens : création de contenu, réseaux sociaux, réseau professionnel, etc.

De mon côté, je suis passée uniquement par un démarchage par e-mail. Personnellement, je ne suis pas fan du tout du démarchage par téléphone. Déjà, je ne suis pas à l’aise avec cette pratique et en plus, je n’aime pas en recevoir. Du coup, le mail est plus approprié pour moi. Cette pratique est moins intrusive et le destinataire peut le consulter lorsqu’il est disponible ; même s’il peut aussi glisser l’e-mail directement dans la corbeille !

Conseil : l’email de prospection doit être soigneusement préparé. Ni trop long, ni trop court, il doit être clair et permettre à tes prospects de te joindre facilement (e-mail, site web, téléphone, réseaux sociaux).

Après avoir rédigé ton message type, il ne te reste plus qu’à sélectionner tes prospects en suivant tes profils et en adaptant pour chacun ton e-mail évidemment. Un long travail de récupération d’e-mails se met alors en place. Un seul mot d’ordre, ne pas se décourager.

Mars 2018 : premiers clients et premières missions

Après deux semaines de démarchage intensif, les premières réponses arrivent. Et je suis surprise positivement. Les prospects font très souvent l’effort de me répondre, même si la réponse est négative. Ils me précisent aussi souvent qu’ils conservent mon profil.

Conseil : je note au fur à mesure dans un tableau, tous les retours et la date de l’envoi de mes e-mails pour éventuellement relancer certains prospects si c’est pertinent. Mon but n’est absolument pas de faire du spam intensif !

Retour sur mes premiers clients

J’y suis : ma première mission en freelance est arrivée. Le premier client en freelance est un peu le Graal ou l’impression d’avoir atteint les sommets, surtout après plusieurs semaines de prospection.

Les missions commencent avec une agence web, pour laquelle je travaille régulièrement. Les missions sont quotidiennes pour ne pas rester inactive, même lors des périodes creuses. J’ai travaillé avec ce client pendant 3 ans.

À force de prospection, les missions tombent parfois plusieurs semaines après avoir envoyé le premier mail. Petit à petit, un rythme de travail s’installe pour évaluer jusqu’à combien de clients, je peux gérer en même temps. C’est encore un autre aspect à prendre en compte : la qualité plutôt que la quantité. Je favorise un travail de qualité plutôt que 150 clients à la fois pour des missions inintéressantes. Il m’est aussi arrivé de refuser des missions parce que je n’avais pas le temps disponible pour les réaliser correctement.

N’oublie pas qu’un client vient vers toi avant tout pour toi ; pour tes qualités et ta façon de travailler. Reste donc toi-même pour conserver tes collaborations sur la durée.

Retour sur les années suivantes

La stabilité financière arrive au fur et à mesure et je trouve mon rythme de croisière. En 2020, je suis enceinte et je démarre mon congé maternité en freelance au mois d’avril. C’est aussi le mois du confinement. Pendant les deux années suivantes, je cherche à nouveau mon rythme et je travaille différemment. Je t’explique tout ça dans l’un de mes articles de blog.

Depuis j’ai fait évoluer mon activité. Comme tu peux le constater, je ne suis plus rédactrice web freelance. Je travaille désormais comme consultante en communication digitale. J’accompagne mes clientes en 1:1 pour les aider à simplifier toute cette partie souvent lourde et décourageante à gérer. Et je gère aussi des comptes Instagram pour certaines clientes avec création et stratégie en duo.

Ce pivot dans mon activité s’est fait progressivement. Je travaille comme community manager depuis 2019. Je me suis formée et j’ai fait beaucoup d’opérationnel avant de me tourner du côté stratégique et du consulting. Plus récemment, je me suis faite accompagnée par Claire – consultante business. Que je te recommande si tu cherches une personne pour t’aider à développer ton activité !