Maman freelance, ce que j’aurais aimé savoir au moment de ma grossesse

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J’ai cet article en tête depuis plusieurs semaines sans réussir à prendre le temps de l’écrire.

Travailler de chez soi en étant à son compte est une chose, mais travailler en freelance avec un bébé, c’est une autre histoire. Et je dois dire que ce genre d’article aurait été particulièrement utile avant mon accouchement.

Effectivement, on sait que le quotidien prend une tournure différente, mais celui-ci change particulièrement lorsque le travail se fait depuis la maison. Un an après la naissance de mon bébé, je vous partage ce qui évolue au quotidien dans mon activité pro.

NE PLUS AVOIR (DE NOMBREUSES) JOURNÉES ORGANISÉES

Mon objectif n’est pas de me plaindre à travers ces lignes ou de te faire peur si tu es actuellement enceinte et à ton compte.

Simplement, il faut se préparer à voir son rythme évoluer rapidement sans avoir de contrôle sur celui-ci surtout après son congé maternité. Et c’est d’ailleurs toute la difficulté !

Avant la naissance de Lenny, mes journées étaient parfaitement organisées. Je m’engageais sans aucune crainte sur des deadlines même serrées. Je gérais aussi bien le stress, tout en sachant que cela ne tenait qu’à moi de m’en sortir.

Avec un bébé, c’est totalement différent. Et oui, tu n’as plus de contrôle sur les événements. Les imprévus peuvent débarquer alors que ta semaine semblait bien organisée et dans ce cas, il faut mieux apprendre à s’adapter. En modifiant certains réflexes, on trouve petit à petit un équilibre.

MES ASTUCES

Mes deadlines sont plus larges. Je laisse de la place « au cas où » systématiquement. Et je suis honnête avec mes clients. Je préfère annoncer un délai de retour plus long, mais assurer le travail que le repousser en cas d’imprévu.

Et si jamais le délai large ne suffit pas et bien je le dis en toute franchise. Un bébé malade ne prévient pas et je n’ai pas la possibilité de me mettre en arrêt maladie, c’est aussi simple et souvent la situation ne pose pas de difficulté majeure lorsqu’il s’agit de quelques jours de retard.

En plus, j’adopte un 2D cerveau : Notion.

C’est un vrai indispensable aujourd’hui. J’y inscris aussi bien mes idées, mes inspirations que mes process et le suivi de mes clients. Bref, un vrai indispensable à mes yeux qui m’aident quand ma concentration est faible et ma fatigue élevée.

LA BONNE NOUVELLE : PLUS LE TEMPS DE PROCRASTINER  !

Je me revois encore passer plusieurs heures à tenter d’avancer sans succès sur des missions pourtant clairement définies.

Aujourd’hui, c’est rarement le cas. Et la raison est simple : mon temps de travail est compté !

Si j’ai 2h pour travailler, hors de question de procrastiner. La plupart du temps, je suis aussi très contente de pouvoir me retrouver seule derrière mon ordinateur. La frustration de ne pas pouvoir travailler quand j’en ai envie est fréquente, alors ces moments sont précieux et je les savoure.

Les journées de travail sont aussi plus courtes pour l’instant. À partir de 16h30, il faut enchaîner le goûter et j’aime prendre ce temps pour profiter de Lenny à 100%. Cela me force à travailler efficacement dans la journée.

Bon ça c’est le scénario idéal.

En pratique, j’ai souvent des posts clients programmés vers 18h – 19h à vérifier et quelques mails à envoyer. Néanmoins, je fais en sorte que l’essentiel soit fait quand Lenny est gardé ou lorsqu’il est avec moi quand il fait sa sieste.

AVOIr UN ESPACE BUREAU CHEZ SOI : UN ÉLÉMENT ESSENTIEL POUR BIEN TRAVAILLER

Pendant ma grossesse, j’ai totalement sous-estimé ce point.

Je savais que nous avions seulement 2 chambres et que mon bureau serait supprimé. Mais je n’ai pas pris le temps de créer un espace de travail à un autre endroit de la maison : grosse erreur !

Aujourd’hui, il est difficile de se concentrer depuis la table du salon.

Cela m’impose souvent de devoir ranger toute la table avant de m’y mettre. Je perds souvent du temps précieux, notamment lorsque la sieste dure 1h.

En plus, je dois veiller à garder mes affaires professionnelles rangées en sécurité pour ne pas qu’un verre ou qu’un petit Lenny ne les attrape.

L’espace bureau devrait être en place pour la rentrée et je dois dire que j’ai hâte de faire une vraie place à mon activité. Alors, si je dois te donner un conseil, c’est vraiment d’anticiper ce point et de ne pas passer à côté !

REMETTRE EN QUESTION SON ACTIVITÉ PROFESSIONNELLE

En devenant maman freelance, les priorités bougent.

Naturellement, on consacre plus de temps à sa famille. Certaines problématiques perdent du sens et d’autres en prennent beaucoup plus, au contraire.

Cette évolution est logique et parfaitement saine d’ailleurs.

À la sortie de mon congé mat’, je n’avais aucune inspiration et je me désintéressais de tous les contenus focalisés sur le business. Mon énergie était tout simplement ailleurs.

Il faut vraiment se laisser le temps de trouver ce qui nous anime pour orienter son business du bon côté et retrouver de la motivation.

MAMAN FREELANCE : LE PLUS DUR EST D’APPRENDRE À LÂCHER PRISE

C’est certainement le conseil le plus difficile à mettre en place, mais le plus efficace quand on y arrive.

Mon bébé est malade et je ne peux pas travailler dans la journée et bien tant pis, je m’y remettrai à un autre moment. Dans ces situations, je prends du recul et je me dis que c’est Lenny d’abord. C’est aussi pour cette raison que j’ai fait le choix d’être freelance : m’occuper de ma famille en premier.

Pour autant, je ne délaisse pas mes clients. Ils savent parfaitement que je gère un bébé et lorsque les choses sont clairs il n’y a pas de souci particulier. Il est important à mes yeux du moins d’être franc avec ses clients. Ils peuvent parfaitement entendre qu’il te faut un jour de plus ou que tu ne peux pas répondre dans la minutes.

L’essentiel est que les choses soient dites.

DIFFICILE DE COUPER VRAIMENT DU CÔTÉ PRO

Voilà une chose que je n’arrive pas encore à faire. Cette année, je n’ai pas pris de vacances et ce n’est pas un exemple à suivre. Mais entre les confinements et le reste, j’ai fait le choix d’avancer avec le même rythme.

Pour y arriver : je réduis ma charge de travail.

Je fais le choix de ne pas travailler dans le stress. Pour cela, je refuse les grosses collaborations qui me demandent trop d’investissement et je privilégie des contrats qui me font plaisir en priorité.

Le quotidien n’est pas évident, alors autant travailler dans la bonne humeur. Cela implique de gagner moins, certes. Cependant, depuis le début de l’année j’arrive à conserver mon rythme de croisière au niveau financier et je réalise la même chose que l’année dernière (ce qui est mon objectif).

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